Interprète de gwerz (chant tragique, épique...), de chants populaires liés à l’amour, à la mort, Annie Ebrel peut être considérée comme la "voix" féminine bretonne de cette fin de siècle.
Originaire de Lohuec, en Centre Bretagne Annie Ebrel est depuis ses quatorze ans ambassadrice de la culture bretonne dans le monde. Avec un timbre unique, une voix qui distille avec une rare finesse toutes les gammes de l’émotion, elle défriche de nouvelles terres du chant Breton.
Des concerts de la Maison de Radio France à ceux du Théâtre de la Ville à Paris, du groupe Dibenn à l’étonnante rencontre avec le contrebassiste italien Riccardo Del Fra (création Flouradenn) et dernièrement un spectacle solo intense et poétique (création une voix bretonne mise en scène par le cinéaste Lucas Belvaux), son kan ha diskan (chant à danser) et ses gwerzioù et sonioù (complaintes et chants à écouter) ont résonné et fait vibrer dans le monde entier (Venise, Moscou,
Québec, Galway, Barcelone, Rome, Scandinavie).
Sa route passe, traverse, retourne et laboure la culture musicale de sa région en lui donnant de l’air. Elle n’a jamais hésité, dès qu’elle en avait l’opportunité, à frotter son répertoire enraciné, son enseignement au contact d’autres traditions ou chapelles musicales. Elle a récemment signé un opus discographique de toute beauté avec Olivier Ker Ourio (harmonica), Pierrick Hardy (guitare) et Bijan Chemirani (percussions). Un quartet à la fois jazz et traditionnel composé de personnalités qui partagent tout naturellement la même vision poétique et le même sens de l’espace original.